Écrire l'inceste : six textes publiés qui ouvrent la parole
Cet article aborde l'inceste et les violences sexuelles sur mineur·es. Prenez soin de vous dans cette lecture.
Ces dernières années, plusieurs récits ont fait sortir l'inceste du silence dans lequel il reste trop souvent enfermé. Ce ne sont pas des textes faciles à lire. Mais pour les personnes qui portent une histoire semblable et qui envisagent de l'écrire, ils peuvent être la preuve que la parole est possible, et qu'elle prend des formes différentes selon qui la porte.
Chaque photo raconte une histoire : la photographie au cœur du récit de vie
Dans la construction d'une biographie ou d'une autobiographie, le texte occupe souvent le premier plan. Pourtant, il existe un langage parallèle, silencieux mais éloquent, qui précède parfois les mots : celui de la photographie.
Écrire pour guérir : quand les mots réparent le corps
Écrire son histoire, ce n'est pas seulement organiser des idées sur un papier. C'est un processus qui engage tout l'être. Dans cet article, explorons comment écrire pour guérir permet de renouer le dialogue entre votre corps et votre esprit, transformant la souffrance tue en une narration libératrice.
Pourquoi écrire à propos de sa famille ? Donner du sens à son héritage familial et se réapproprier son histoire
Écrire sur sa famille ne relève ni de la simple nostalgie, ni d'un devoir de mémoire imposé. C'est une démarche active et consciente de construction de soi. Dans une société où l'individu est souvent sommé de se détacher de ses origines pour mieux « réussir » ou s'autonomiser, oser explorer son récit familial permet de renouer avec une cohérence intérieure, trop souvent mise à mal par les contradictions entre notre histoire personnelle et notre trajectoire sociale actuelle.
L’Héritage des mots : quand l’écriture devient un acte d’amour et un lien intergénérationnel
Ce livre est un compagnon de route pour celles et ceux qui sentent le temps passer et qui souhaitent retenir l'essentiel avant qu'il ne soit trop tard. Que vous soyez biographe ou que vous souhaitiez recueillir le récit d'un·e proche, j'y ai mis tout ce que j'ai appris ces dernières années pour écrire le récit d'une personne âgée.
Archives, mémoire institutionnelle et dix étapes clés
Dans un monde où l’histoire institutionnelle peut se réduire à des dates, des documents et des décisions formelles, les récits de vie offrent une autre dimension : celle de l’humain, du vécu, de l’émotion. Ils permettent de saisir ce que les archives officielles n’expriment pas : les silences, les choix, les doutes, les joies, les deuils. Cet article s’adresse aux institutions, associations ou collectifs souhaitant intégrer ces témoignages dans leur mémoire collective, en les transformant en archives vivantes, respectueuses, pérennes et partageables. À travers dix étapes clés (de la définition des objectifs à la pérennisation du projet), il propose une méthodologie éprouvée, centrée sur la personne.
Écriture, secret de famille et questions sans réponses
L’écriture est un espace sécurisé, sans jugement, où vous pouvez explorer ce que vous ressentez, ce que vous cachez, et ce que vous pourriez un jour révéler (ou pas). Elle vous permet de mettre de la distance entre vous et le secret, de le déconstruire, de l’observer sans avoir à le dire à qui que ce soit. L’écriture permet de mettre en mots ce qui est resté silencieux ou inexprimé, notamment les secrets familiaux qui ne sont pas dits, mais ressentis. Vous n’avez pas besoin de tout révéler à quelqu’un d’autre pour vous sentir libéré·e. Parfois, écrire suffit.
Quand les récits de vie transforment la mémoire individuelle en patrimoine collectif
En les archivant, on ne sauvegarde pas seulement des souvenirs, mais on construit une mémoire collective diversifiée, incarnée et transmissible, qui permet aux générations futures de comprendre non seulement ce qui a été fait, mais aussi ce qui a été vécu. C’est ainsi que le récit de vie devient un patrimoine immatériel, né de la transmission d’expériences issues de la mémoire individuelle des personnes qui les racontent.
Faut-il révéler ou non un secret de famille ?
C’est une question que l’on me pose parfois. Ma réponse est : ça dépend. Un secret de famille est parfois un silence porté par plusieurs générations. Il ne se réduit pas à un événement caché, mais à une dynamique relationnelle, une émotion, un poids qui se transmet parfois sans mot, par un regard, un changement de sujet, un silence gêné. Révéler un secret de famille nécessite de réfléchir en amont à : quand, qui, et dans quelles conditions ?
Qu’est-ce qu’un secret de famille ?
Dans de nombreuses familles, il existe des histoires non dites, des événements passés soigneusement cachés, ou des vérités que personne n’ose évoquer. Ces silences, souvent chargés d’émotions, sont ce qu’on appelle des secrets de famille.
Écrire notre maison de famille, entre mémoire et identité
La maison de famille n’est pas toujours une bâtisse ancienne ou un lieu hérité. Parfois, elle n’existe même plus, ou n’a jamais eu de murs clairement définis. Pourtant, chacun porte en soi l’empreinte d’un endroit qui agit comme un foyer intérieur : un espace où l’on retrouve son souffle, où la mémoire se déplie, où les liens se tissent avec délicatesse. Cet article invite à écrire sur un lieu de vie qui nous a construit, éclaire notre place dans le monde, et offre la possibilité d’habiter différemment notre propre histoire.
Quand l’écriture transforme un lieu de vie
Écrire sur un lieu, qu’il appartienne à notre passé ou à notre présent, permet d’en réveiller les sensations, d’en comprendre l’empreinte intime, et parfois de s’en libérer. Les espaces que nous habitons : chambres, maisons, quartiers, territoires symboliques, deviennent alors des fragments de nous-mêmes, des repères où se jouent nos attachements, nos héritages et nos transformations. En retraçant leur histoire, en redonnant sens à ce qu’ils contiennent, l’écriture offre un moyen de se réapproprier les lieux de notre vie.
Retour sur l’origine des cafés-récits
Depuis 2021, j’anime des cafés-récits avec passion, et depuis 2023, je contribue à la coordination du Réseau Café-récits. Même si j’ai toujours été convaincue par ce modèle, une question persistait : d’où viennent les cafés-récits ? Grâce à cet article publié sur le site du Réseau, j’ai enfin pu retracer l’histoire de ces espaces favorisant le lien social, le partage, l’expérience de la démocratie et la mémoire collective.
Les cafés-récits : une animation en bibliothèque qui rapproche les gens
Les cafés-récits et les bibliothèques partagent des valeurs communes en termes d'accueil, d'inclusion et de participation des publics. En exposant des parcours variés, les cafés‑récits, comme la littérature, dissipent les préjugés et développent l’empathie. Le BiblioWeekend 2025 a été l’occasion de faire découvrir les cafés-récits et de mettre en avant l’importance des bibliothèques comme lieu convivial favorisant la cohésion sociale.
Écriture, mémoire et traumatisme : transformer la douleur en récit
Écrire un traumatisme est une manière de mettre en mots une expérience douloureuse. Cette expérience peut être ponctuelle (viol, agression, accident, deuil) ou sur du long terme (harcèlement, violence domestique, maltraitance, inceste, climat incestuel). En écrivant, on replace le ou les événement dans le contexte d’une vie. L’écriture permet de prendre le temps de choisir les mots qui conviennent au rythme qui convient. Vous l’aurez compris, le processus d’écriture est autant, voire plus, important que le résultat.
Mémoire collective et transmission à Lutry en Suisse
Le projet « Mémoires des anciens », initié par le service Jeunesse et cohésion sociale de la commune de Lutry en Suisse, vise à recueillir et valoriser les récits de vie des anciens de la commune. Des élèves de 10ème du collège de La Croix ont été impliqués pour collecter ces témoignages, favorisant ainsi les échanges intergénérationnels et créant un pont entre les générations.